Mon agenda papier en cuir usé pèse deux kilos dans mon sac alors que mon téléphone fait tout, synchronise tout, m'hurle tout — mais il ne sait pas rendre l'odeur de l'encre séchée sur les pages de janvier, ni la satisfaction brutale de rayer une ligne d'un trait de stylo plume. Mon assistant me regarde avec cette pitié polie qu'on réserve aux dinosaures quand je note « déjeuner Clara » entre deux taches de café et un dessin de chat maladroit. Je lui rendrai son cloud quand il saura faire tenir l