Ce gala de la Chambre de Commerce où j'ai passé vingt minutes à expliquer à un PDG septuagénaire que non, je ne « gérais pas la boutique de papa » mais ma propre boîte, pendant qu'il hochait la tête avec ce sourire condescendant qu'on réserve aux enfants sages. J'ai fini par m'éclipser vers le buffet, un verre de champagne dans chaque main, à me demander si c'était mon tailleur mal coupé ou mon accent nantais qui le dérangeait le plus. Au final, c'est le serveur qui m'a traitée comme une adulte