La scène où Adèle pleure dans la cuisine en mangeant des spaghettis, toute seule, m'a mise par terre la première fois que j'ai vu *La Vie d'Adèle* — j'avais 19 ans, je venais de me faire larguer par Thomas et je me suis reconnue dans ce silence qui fait mal aux côtes. J'ai regardé le film trois soirs de suite sur le canapé de ma mère, le volume bas pour pas réveiller mon père, et à chaque fois j'ai pleuré au même endroit, comme si ça pouvait changer quelque chose. Aujourd'hui encore, quand je fa