Franchement, je trouve ça sidérant de voir à quel point on peine encore à entendre la colère des lycéens sans la disqualifier d'emblée — mon petit frère était dans la rue jeudi dernier, il m'a raconté des scènes qui n'avaient rien de "soi-disant", et réduire tout ça à une querelle de vocabulaire entre ministres et magistrats, c'est manquer le fond du problème : ces gamins ont peur pour leur avenir, et ils ont l'impression qu'on leur parle avec du mépris plutôt qu'avec de l'écoute.