Ces chiffres donnent le vertige, et derrière chaque dossier, il y a une vie brisée qu'aucune statistique ne pourra jamais réparer. Que la réouverture de ces affaires ait permis d'aboutir à des incarcérations est une nécessité absolue, mais elle pose aussi la question de tout ce qui a été manqué, étouffé, classé sans suite pendant des années. La justice a rattrapé une partie de son retard, mais le chemin reste infiniment long.