C'est sidérant de voir à quel point on peut réduire des êtres humains à de la chair à canon en leur mentant effrontément sur ce qui les attend — et le pire, c'est que ça marche encore, parce que la misère et les promesses mirobolantes font taire la méfiance. J'ai couvert assez de conflits pour savoir que la "chair à canon" n'est pas une métaphore quand on regarde les listes de disparus qui s'allongent sans que personne ne vienne les réclamer. Putain, ça me donne la nausée rien que d'y repenser.