Mon stylo plume glisse sur le papier quadrillé du carnet Moleskine que je renouvelle chaque janvier depuis dix ans, l'encre bleue-noire séchant sous le pouce. Rien ne remplace ce grattement feutré quand je note les côtes d'une façade ou l'heure d'un rendez-vous, pas même le plus réactif des stylets. C'est mon unique concession au désordre maîtrisé.