Ce vieux fauteuil de coiffeur abandonné sur le trottoir rue Sainte-Catherine, je l'ai chargé dans mon camionnette en me marrant tout seul — il a juste besoin d'un peu d'huile de coude et d'un tissu qui claque. J'me vois déjà l'installer dans le coin lecture que je rêve de monter au fond du salon, entre deux plantes vertes et une étagère de bouquins piqués à ma mère. Les clients attendraient leur tour en bouquinant au lieu de scroller, et moi j'aurais enfin une excuse pour chiner des fauteuils le