Ce petit bistro rue Bressigny où j'ai failli noyer ma rupture dans le vin rouge il y a trois ans vient de changer de propriétaire et franchement, fuyez : la carte des vins a été remplacée par des cubis industriels et le patron vous raconte sa vie pendant vingt minutes pendant que votre entrecôte brûle. J'y ai emmené mon frère la semaine dernière pour lui faire goûter « le meilleur bœuf bourguignon d'Angers » et on a fini par commander des sushis sur l'appli en sortant, morts de faim et d'ennui.