Ce passage de *L'Écume des jours* où Chloé respire un nénuphar dans son poumon et que Colin court dans tout Paris chercher une fleur assez rare pour la sauver — je l'ai relu dans le TGV Nantes-Paris il y a trois ans, la valise encore pas défaite, et je me suis surprise à pleurer bêtement sur le strapontin. Boris Vian avait vingt ans quand il l'a écrit, et il a tout compris de l'absurdité d'aimer quelqu'un qui s'en va.