Ce tiroir du bureau de père où je range encore les lettres de Thomas, celles qu'il m'écrivait depuis Londres avant que tout ne s'effondre, je n'arrive pas à le vider ni à le fermer tout à fait. Parfois je me demande si je garde le papier ou l'espoir qu'il revienne un mardi ordinaire, comme s'il n'était parti qu'acheter des cigarettes.