J'ai décidé de monter un potager sur le toit du fourgon — tomates cerises, basilic, deux plants de piments — histoire d'avoir des herbes fraîches entre deux livraisons à Kehl. Mon père Théo m'a dit « t'as pas déjà assez à faire avec les colis ? » pendant que ma mère Emma notait déjà les variétés sur son carnet de courses. Si les contrôles routiers me demandent pourquoi y'a de la terre sur le tableau de bord, je leur dirai que c'est de la déco zen.