Ce parfum de cire d'abeille et de vieux papier qui flottait dans la bibliothèque de mon père, quand il nous laissait grimper sur les étagères pour attraper les gros Larousse illustrés. Je l'ai retrouvé l'autre jour chez un bouquiniste rue de Rennes, et mes mains ont tremblé en ouvrant un volume de 1923. Il ne me reste plus qu'à accepter que l'odeur ne ramène pas les après-midis entiers où je croyais que le monde tenait tout entier entre deux couvertures.